
Voici le parchemin du bonheur…
Je te hais autant que tu m’attires,
Au point où je pense que je t’aime.
Ta nicotine accélère le verbe périr
Par le faux plaisir que tu sèmes.
Mon envie de te quitter est continuelle
Autant que celle qui m’oblige à te fréquenter.
Que je ne sais si je suis un rebelle
Ou un soumis qui se croit en liberté.
Comme moi, tu es victime et coupable.
Je te plains autant que je t’accuse.
Par un amour aussi vilain qu’indéfinissable,
On se brule et on dit :» on s’amuse» .
Le premier jour où je t’ai cotoyée,
M’a marqué autant que tes sévices.
Tu m’avais étouffé tel un noyé
Et je prends pour vertus tes vices.
T’appuyant sur ma faiblesse,
Je t’ai prise pour un signe de grandeur.
Tu te maquilles sans cesse,
Pour ne m’offrir que ta noirceur.
Il m’arrive de sacrifier les choses vitales
Pour t’acquérir oh sale amie!
Tu as fait de moi un animal
Qui regarde l’appât sans voir le rets.
Que de fois, pour me satisfaire,
Ensemble, nous avons gêné mes prochains,
En polluant, avec ta fumée,l’air,
Que, eux, ils préfèrent pûr et sain.
Quand la colère vient me rendre visite,
Tu viens jouer le rôle des sages.
En essayant d’éliminer ce qui m’irrite,
Tu augmentes l’intensité à ma rage.
Et quand mon intérieur est gouverné par la joie,
Tu t’invites aussi, sans prévenir.
Insidieusement, tu te mets à côté du roi
Pour l’amadouer et le pervertir.
Aujourd’hui, auprès de ma conscience,
Je dépose plainte contre toi.
Et je ‘espère que la sentence:
Sera ton divorce avec moi.
ANNARIS AREZKI -AZEFFOUN
Tant de fois j’ai imaginé
Te trouver collé au mur,
Dans ce long couloir si obscur.
Je suis armée d’un poignard
Pour faire de toi une œuvre d’art.
Une seule envie m’accompagne
Et de +en+ elle me gagne..
Celle de te voir souffrir
Au point que tu me supplies
Admirer ton sourire s’effacer
Tes veines couler, se vider
La masse de ton corps tomber
Ton sang sur le sol s’étaler…
Enfin se déchaînerait ce démon qui me hante,
Qui me hante et que je ne peux calmer….
J’emprunterais au gourou du coin
Sa belle poupée vaudou,
Pour attacher à son cou
Un de tes cheveux
Graisseux mais attaché ac soin…
J’dévaliserais les merceries
Des précieuses aiguilles
Argentées, bien aiguisées
Que dans la poupée je planterais.
J’veux que tu te meures…
Tu auras aussi l’Honneur de rencontrer
Un charmant couteau de boucher
Dont ton torse vide de coeur
Sera vite traversé
J’aimerai que tu pleures,
Que ton coeur s’essouffle,
Que chaque jour tu penses à ta dernière heure.
J’aimerai que tu te retrouves tout seul,
Sans amis, sans personne.
J’aimerai tellement que tout le monde
Te tourne le dos…
J’suis contre la peine de mort
Mais la rétablir pour seuls quelques êtres
Me permettrait de te voir disparaître.
J’y réfléchi encore…
Non la méthode serait trop douce.
Il serait meilleur que tu périsses tel un noyé,
T’entendre suffoquer, galérer
Comme un pendu mal accroché…
Il se doit bien que tu sois remboursé
Pour ce que tu leur a fait endurer.
Tes mains qui se sont tant baladées
Sur des corps à peines formés
Se réduiront en cendres
Comme la vie de ces gosses
Quand tu les as touchés…
Si jeunes et déjà traumatisés !!!
Ces cendres complèteraient le musée de la perversité,
(Pourtant déjà si complet)
Pour qu’aucun vent n’étale cette poussière malsaine
Et que plu jamais
Un adulte ne les atteigne…
Enfin je serais sûre et certaine
Que tu ressens ma haine…
Dans tes yeux si froids
Je ne veux pas deviner de regret,
Cela manquerait de sincérité.
Je veux juste que tu ressentes
Ma satisfaction éclater
alors qu’à mes pieds
Tu auras lentement agonisé…
Accompli mon rêve
Plein de douleur…crève, crève….
Cigarette et Cigare, tous les deux sont d’accord :
« Arrêtez de fumer, pour sauver notre amour. »,
Disaient-ils – tous les deux, dans un ton de fureur !
« Toutes les heures, allumés sans arrêt nuit et jour !
On a marre de tuer les fumeurs, on a tort !
Laissez- nous, s’il vous plaît, quelques jours de bonheur,
Pour fêter notre amour et pour vivre dans la paix ;
Pour voir tout le monde très heureux du bienfait. »
« Pourquoi nous tuer et nous jeter dans le feu ?
Pourquoi se suicider avec nous peu à peu ?
Quel bonheur trouvez-vous dans l’amour des fumées ?
Quel bonheur voyez-vous de nous voir allumés ? »
« On a marre d’écouter vos mensonges, vos alertes,
Assassins que vous êtes, ennemis de la fête !
Arrêtez cette guerre atroce contre nous Cigarettes,
Et jetez tout de suite toutes les boîtes d’allumettes ! »
SALES GUERRES
Jamais on ne dira assez vos abominations
Vos atrocités toujours et toujours recommencées
Filles aveugles des pouvoirs et des dominations
Lies de nos chairs volées à jamais ensemencées.
Jamais on ne dira assez vos abjections
Vos calamités encore et encore renouvelées
Mères sourdes aux espoirs et aux objections
Fanges de nos affres inavouées à jamais nivelées.
Jamais on ne dira assez vos horreurs
Vos cruautés maintes et maintes fois répétées
Déesses muettes des parloirs et des terreurs
Purins de nos vies gâchées à jamais hébétées.
Guerre ou paix, pile ou face
Au tric trac de nos vies vous avez trop joué.
Sales guerres parfois oubliées
Jamais on ne dira assez
Assez !
Pierre Fargeau
Je suis allée à une soirée, maman,
et je me suis souvenu de ce que tu m’avais dit.
Tu m’avais dit de ne pas boire, maman,
alors je n’ai pas bu avant de conduire, maman,
même si les autres m’ont incitée.
Je crois que j’ai fait la bonne chose, maman.
Je sais que tu as toujours raison.
Maintenant, la fête est presque terminée, maman,
et tout le monde prend le volant.
Quand je suis entrée dans mon auto, maman,
j’ai su que je rentrerais à la maison en vie, car je t’ai écouté maman,
je n’ai pas bu.
J’ai commencé à conduire, maman,
et comme je sortais pour prendre la route, l’autre auto ne m’a pas vue, maman,
et elle m’a frappé.
Je suis étendue sur le pavé, maman.
J’ai entendu le policier dire que l’autre garàon était saoul, maman,
et maintenant, je suis celle qui paye !
Je suis couchée ici, en train de mourir, maman,
j’espère que tu arriveras bient�t.
Comment ceci pouvait m’arriver à moi, maman ?
Ma vie vient d’éclater comme un ballon.
Je baigne dans mon sang, maman.
J’entends les ambulanciers parler, maman,
et je vais mourir dans peu de temps.
Je voulais simplement te dire, maman :
Je te jure que je n’ai pas bu !
C’était les autres, maman.
Les autres n’ont pas réfléchi.
Ce garàon était probablement à la même soirée que moi.
La seule différence, maman,
c’est qu’il a bu et que c’est moi qui vais mourir…
Je sens beaucoup de douleur maintenant.
Le garàon qui m’a frappé marche, maman,
et je ne crois pas que ce soit juste.
Je suis étendue ici en train de mourir, maman,
et il me regarde en me fixant…
Dis à mon frère de ne pas pleurer maman.
Dis à papa d’être brave maman.
Et quand je serai au paradis, maman,
tu écriras :
la fille à papa, sur ma pierre tombale.
Quelqu’un aurait dû lui dire, maman,
de ne pas conduire s’il avait bu.
Si seulement quelqu’un lui avait dit, maman,
je serais encore vivante.
Ma respiration devient de plus en plus courte, maman,
et j’ai peur.
S’il-te-plait, ne pleure pas maman.
Quand j’avais besoin de toi tu étais toujours là maman.
J’ai une dernière question avant de te dire adieu, maman:
Je n’ai pas bu avant de conduire, maman.
ALORS POURQUOI SUIS-JE CELLE QUI MEURT ?
- Maman c’est quoi l’amour?
- C’est les sentiments qu’il y a entre papa et moi.
- Maman c’est quoi la vie?
- C’est le moment pendant lequel ton coeur bat.
- Maman c’est quoi l’éternité?
- C’est quelque chose qui ne se fini jamais.
- Maman tu m’aimeras pour l’éternité toi?
- Mais oui, bien sur mon chéri.
- Maman tu crois que je peux vivre à côté de toi pour l’éternité?
- Dans ton coeur tu le peux.
- Mais maman c’est quoi la mort?
- C’est là où mamie dort.
- Et de là bas elle nous aime encore?
- Oui pour toujours.
- Maman quand je serai mort je t’aimerais toujours. Toi aussi?
- Mon chéri, tu a longtemps a vivre avant de mourir alors ne pense pas a ça.
- Mais tu m aimera?
- Oui, toujours
- Maman c’est quand que tu vas mourir?
- Dans pas longtemps.
- Mais pourquoi?
- Parce qu’un vilain monsieur il m’a fait quelque chose de pas bien.
- Qu’est ce qu’il t’a fait?
- Il m’a blessé avec un couteau.
- Pourquoi il a fait ça maman?
- Parce qu’on n’est pas comme lui.
- C’est quoi la différence maman?
- La couleur de la peau.
- Mais maman, je ne comprends pas, la couleur de cheveux n’est pas la même non plus.
- Je sais.
- Et on a tous un coeur, nous sommes pareille puisqu’on a tous un coeur…
- Je sais.
- Et c’est a cause de lui que tu es allongée ici?
- Oui mon ange.
- Mais c’est où ici?
- C’est l’hopital.
- Maman j’ai peur…
- Non, il ne faut pas avoir peur.
- Mais maman je veux pas que tu parte…
- Un jour on se reverra.
- Dans longtemps?
- Je l’espère.
- Pourquoi?
- Car je veux que tu profite de la vie
- Maman je t’aime…
- …
- Maman ?
- …
- Maman ?
- …
- Maman………
Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ ai grandi, j’étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand j’ ai peur, je suis noir …
Quand je suis malade, je suis noir…
et quand je mourrai, je serai noir…
Tandis que toi, homme blanc…
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
et quand tu mourras, tu seras gris…
Après tout cela , tu as le toupet de m’appeler “HOMME DE COULEUR” ????
Nous nous sommes rencontrés sur le net, il y a quelques mois.
Nous avons appris à nous connaître, tout en restant chez soi.
Puis, nous nous sommes envoyés des lettres, tu étais là pour moi, j’étais là pour toi.
Nous passions des heures devant notre écran, devant nos papiers à s’écrire, à se parler.
Une grande passion nous animait, est-ce l’amour qui venait d’arriver
On a commencé à s’appeler, ta voix m’a fait rêver.
Je me souviens qu’on arrêtait pas de rigoler, avec toi j’oubliais tous mes problèmes.
Avec toi, je n’étais plus moi même.
Tu me disais que j’étais l’homme de ta vie, tu étais heureuse et pleine de vie.
Tu voulais fonder une famille avec moi,
On parlait même d’une fille qu’on aurait appelé Laura.
Tu me disais tout le temps que tu m’aimais.
On avais les mêmes idées, les mêmes projets.
On était pareils tous les deux, avec toi je volais dans les cieux.
Un jour on décida de se rencontrer.
Et là, tout s’est effondré quand tu m’as vu.
Tu t’es mise à pleurer tu es partie, parce que j’étais noir !
Je ne t’ai plus jamais revu, j’ai compris que tu ne m’aimais plus !
Texte écrit par Kévin aka Fresh Life
« Ne juge j
« Ne juge jamais quelqu’un à sa couleur de peau »
Trop ont souffert pour qu’enfin comptent ces mots !